
AUCKLAND, le 24 octobre – La Coupe du Monde de rugby 2011 a permis d’assister à quelques splendides performances individuelles, depuis le match d’ouverture du 9 septembre où la Nouvelle-Zélande a battu confortablement les Tonga jusqu’à la finale du 23 octobre, remportée par ces mêmes All Blacks dans des conditions bien plus ardues.
Difficile donc de choisir, mais en s’excusant par avance auprès des dizaines d’autres postulants, voilà une sélection des cinq joueurs qui ont un peu été la crème de la crème de la CdM 2011.
Israel Dagg (NZL)
Piquer sa place à un arrière de la dimension internationale de Mils Muliaina n’est pas chose facile. Pourtant, après les 80 minutes du match d’ouverture des All Blacks face aux Tonga, les jeux étaient déjà faits.
Avec sa combinaison de jeunesse exubérante, sa vitesse supersonique et ses appuis de feu, Israel Dagg a indéniablement montré que l’heure du passage de relais était arrivée à l’arrière de la ligne néo-zélandaise.
Laissant derrière lui une saison 2011 de Super Rugby rendue calamiteuse par les blessures, le joueur de 23 ans a lancé la campagne victorieuse des All Blacks en inscrivant dès la 11e contre les Tonga le premier essai de la CdM 2011. Rebelote 17 minutes plus tard. Au total, le joueur de Hawke’s Bay a inscrit cinq essais dans la compétition.
Brillant sous les balles hautes et avec une longueur de coup de pied précieuse, Israel Dagg a notamment montré l’étendue de son talent dans les phases offensives. Son travail de fixation des défenseurs adverses et sa superbe passe après contact pour le centre Ma’a Nonu sont à l’origine du seul essai de la victoire néo-zélandaise en demi-finale contre l’Australie. Un mouvement qui a contribué à faire d’Israel Dagg l’une des grandes révélations de la CdM 2011.
Jerome Kaino (NZL)
Arme fatale du pack all black, le troisième ligne aile Jerome Kaino a disputé presque chacune des minutes de tous les matches de son équipe durant cette CdM 2011. Il n’est sorti du terrain qu’au cours des dernières secondes de la demi-finale contre l’Australie.
Le succès des All Blacks a été construit sur la force de leur jeu de pénétration et Kaino a été constamment sollicité sur les phases de conquête de son équipe. Le flanker s’est révélé précieux pour gagner quelques mètres face à des défenses rugueuses et résister aux plaquages en chargeant la ligne adverse. Il a aussi fait preuve d’opportunisme en se trouvant plusieurs fois au bon moment et au bon endroit pour inscrire quatre essais.
Même s’il a brillé en attaque, le nominé pour le titre de meilleur joueur IRB de l’année n’a pas lésiné sur le travail défensif. Dans une séquence de jeu cruciale de la demi-finale contre l’Australie, Jerome Kaino a ainsi bloqué Digby Ioane alors que celui-ci filait à l’essai, emportant plusieurs défenseurs All Blacks accrochés à son dos. Telle la providence, Jerome Kaino a surgi et renversé le puissant ailier wallaby à quelques mètres seulement de la ligne.
Jamie Roberts (WAL)
Jamie Roberts a utilisé sa puissance durant tout le tournoi pour trouver la brèche la plus directe à travers la ligne de défense adverse.
L’imposant gallois a constamment mis son équipe dans le sens de la marche, en montrant par sa robustesse et sa vélocité sa capacité à résister aux plaquages. Il s’est également suffisamment montré affûté pour être capable de marquer des essais en force dans les ultimes comme dans les premières minutes du match.
Cela s’est avéré particulièrement vrai lors de la victoire en quarts de finale contre l’Irlande, où la condition physique de Jamie Roberts a explosé comme une bombe au milieu du rideau défensif gallois, libérant l’espace nécessaire à l’ailier Shane Williams pour marquer un premier essai décisif.
Sean O’Brien (IRE)
Le grand moment de l’Irlande a sans conteste été sa victoire sur l’Australie en Poule C. Une partie durant laquelle le flanker Sean O'Brien a été au cœur de l’effort défensif des Verts, permettant de maintenir les Wallabies à six points.
La blessure au genou de David Wallace l’ayant contraint à changer de côté sur le flanc de la mêlée irlandaise, Sean O’Brien a répondu aux attentes au-delà des espérances, comme s’il avait déjà des années d’expérience à ce poste.
Présent en attaque aussi bien qu’aux plaquages contre les Wallabies, Sean O’Brien a été récompensé de sa constance par un essai contre la Russie.
Le tournoi restera donc mémorable pour l’ancien meilleur joueur européen de l’année. Sean O’Brien a également été nommé Homme du match lors de la victoire de l’Irlande sur l’Italie qui a confirmé la place en quarts de finale du XV du Trèfle.
Jacques Burger (NAM)
Constamment à la pointe de son équipe, le capitaine namibien Jacques Burger a montré suffisamment de talent et de détermination pour pouvoir prétendre à une place dans n’importe laquelle des meilleures équipes du tournoi.
Jacques Burger est un leader par l’exemple. Même quand le score s’alourdit au détriment de son équipe, le joueur de 28 ans reste implacable dans ses plaquages et une menace constante dans les rucks pour récupérer les ballons.
Quand vient le moment de juger la contribution de Jacques Burger, les statistiques ne mentent pas. Le joueur des Saracens culmine avec un impressionnant total de 64 plaquages en quatre matches.
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